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17 février 2019
 
 
Expos en cours > Reportages

  Picasso graveur

L’exposition « Picasso Graveur » clôt l’hommage rendu à Pablo Picasso par la ville de Cannes. Celle-ci, qualifiée de « simple » par le commissaire d’exposition Frédéric Ballester, présente des œuvres gravées peu connues de l’artiste, fasciné par une technique qu’il pratique depuis 1892.

 C’est durant la période de Barcelone, que Pablo Picasso découvre la gravure et réalise sa première œuvre intitulée Le Gaucher (gravure sur zinc), titre inspiré de l’erreur de report du motif. Par la suite, il pratique cette méthode avec assiduité jusqu’à sa mort au point que près de 23000 gravures sont comptabilisées lors de la succession. Pourquoi autant ? Parce que Picasso utilise la matière et la gravure comme un moyen d’améliorer sa technique du dessin.

L’exposition propose un partage entre plusieurs états, gravures, lithogravures, céramiques et huile sur toile. Parmi les pièces qualifiées d’historique par Frédéric Ballester, une huile sur toile intitulée Le Carnaval, présentant un fou du carnaval et son pendent en lithogravure

Picasso découvre la linogravure grâce Suzanne Ramier. Il grave le linoléum, un matériau robuste utilisé pour couvrir les sols. Mais devant l’impossibilité d’utiliser plusieurs couleurs, Picasso innove et décide de graver la plaque de lino à chaque nouvelle couleur, se libérant ainsi de la technique. Il peut ainsi colorer entre 12 et 24 fois la même plaque.

Mais plus important, l’exposition permet de découvrir la finesse et la rigueur du travail de Picasso via 17 livres papillons réalisés en collaboration avec Pierre André Benoît. Cet imprimeur s’est amusé toute sa vie en publiant des ouvrages d’artistes. Il révolutionne l’impression en créant la technique de gravure sur celluloïd. Et il convainc Picasso de travailler avec lui et leur collaboration, débutée en 1957, se termine en 1967.

Le celluloïd est une matière plastique transparente élastique dans la longueur, mais agressée dans la verticalité. La lithogravure (pression verticale du motif sur le papier) permet ainsi de mettre en avant le relief du dessin comme c’est le cas avec le VIIIe état du Pythique de Pindare. Grâce à cette innovation permettant une souplesse d’exécution, Picasso se sent plus libre et travaille sur 17 livres (40 exemplaires par livre) dont un tout petit modèle ne faisant que quelques centimètres de long. Est également présenté un livre avec les textes du poète Tristan Tzara et du petit-fils de Victor Hugo.

L’éventail des gravures présentées montre la perfection du dessin. L’Insecte (gravure à l’encre de Chine) évoque l’inspiration asiatique et se rapproche de l’épuration de la peinture et de la gravure chinoise. En parallèle, il y a également des céramiques, permettant à Picasso de jouer sur le positif et le négatif.

 

 

La Malmaison

Croisette Cannes

exposition du 25 octobre 2003 au 04 novembre 2004

 

Auteur : Bénédicte LecatDate : 17 Janvier 2004